Comprendre
Qu’est-ce qui distingue réellement ces structures
Une crèche collective municipale accueille les enfants dans un lieu dédié, avec une équipe salariée par la collectivité. Le tarif y découle d’un barème de participation familiale appliqué à vos ressources : vous ne négociez rien, et deux familles aux revenus différents ne paient pas la même heure. C’est le format le plus prévisible sur le plan financier, et le plus contraint sur celui de l’attribution, parce que les places passent par une commission.
Une crèche familiale emploie des assistantes maternelles qui accueillent à leur domicile, mais dont l’employeur est le service public. Le format est individuel, le cadre administratif est collectif : le même barème s’applique, et la demande passe par le même circuit. C’est la solution qui ressemble le plus à une assistante maternelle indépendante, sans le contrat de travail direct.
Un jardin d’enfants accueille la tranche qui précède l’école maternelle. Il ne concerne donc pas un enfant de six mois, et sa capacité ne se compare pas à celle d’une crèche collective : les deux formats ne s’adressent pas au même âge.
Une micro-crèche privée est une petite unité, généralement de dix places. Sa différence décisive n’est pas sa taille mais sa tarification : le prix y est fixé librement par le gestionnaire, et l’aide passe par la Caisse d’allocations familiales sous forme de complément versé à la famille, non par une subvention versée à la structure. La facture s’en trouve construite à l’envers.